| Il paraît qu’un enfant va naître |
| Un être que l’on dit nouveau |
| Vous l’avez réussi, bravo |
| J’ai grand besoin de le connaître |
| C’est la deuxième découverte |
| Un homme heureux parmi les siens |
| Je veux lui offrir ce refrain |
| Comme un cadeau, comme une alerte |
| Petit Robot qui va venir |
| Petit Robot qui va venir |
| Il est joli, ton avenir |
| On mettra deux fils dans ta tête |
| Pour y faire entrer le savoir |
| Celui que tu devras avoir |
| Pour être comme on dit, honnête |
| Les fils se grilleront d’eux-mêmes |
| Juste avant de laisser passer |
| Ce qui pourrait te faire penser |
| Ou te poserait des problèmes |
| Il paraît qu’aux vapeurs d’essence |
| On habituera tes poumons |
| Le parfum des mers et des monts |
| Tu n’en auras pas connaissance |
| On habituera tes oreilles |
| A ce que les bêtes fuyaient |
| En toi les bruits seront triés |
| Et tes idées seront pareilles |
| On te dira, dès ta naissance: |
| «Méfie-toi bien des étrangers |
| Mais tu ne cours aucun danger |
| Si tu gardes l’obéissance.» |
| Tu n’auras pas le choix des armes |
| Dans ton duel avec la vie |
| Mais quand tomberont tes amis |
| Tu n’auras ni peine ni larmes |
| Tu auras une vie parfaite |
| Toujours heureux, toujours content |
| Mais si un jour tu as le temps |
| D'écouter mon chant trouble-fête |
| Les deux fils qui sont dans ta tête |
| Tu les feras se rencontrer |
| Ou bien tu feras tout sauter |
| Ou bien tu deviendras poète |