| La vie est courte, j’ai du poison à soumettre, des dividendes à remettre |
| J’ai trouvé l’remède, j’vais les fouetter, j’ai la chaîne d’Andromède |
| J’allais sur le Club Med, j’avais seize ans |
| J’charbonnais l’matin pour dépenser l’soir |
| Dans mon cœur traîne une douleur incessante |
| J’dois les enculer pour venger l’histoire et l’histoire m’a montré qu’on a |
| rarement eu tort |
| Et puis, t’en mérites vingt dans le corps, tu sais vendre qu’des barrettes |
| Ça n’a rien d’glorifiant faudrait p’t-être que t’arrêtes |
| Des salopes qui m’ont cru mort |
| DZ jusqu'à la mort, dans la tombe j’le serais encore |
| Vrai mec de la Gare du Nord |
| Deux balles la chemise Versace en sang sur le corps, eh |
| Valeureux, malheureux, nique des mères, oui, mon frère, faut le faire, hé |
| Tous un diable, qui chuchote, à l’oreille «prends une arme, fais-le taire, |
| ouais» |
| Le courage et le cran, le gent-ar ou le sang |
| J’ai le plan, j’ai le temps, le soleil, ou le vent |
| Le gros cul, la plus fine, j’prends laquelle? Ça dépend |
| La conduite, les belles femmes, la monnaie, t’sais aucune approche, |
| la beauté d’une arme |
| Les gars, faut sortir les parapluies |
| C’soir, j’sais pas trop c’qui va pleuvoir |
| Des litres de sang pour les émouvoir |
| T’as pu voir c’que provoque le pouvoir |
| Il faut croire bien avant d’avoir |
| Avant d’avoir six millions d’dollars |